Sain Sébastien 2016, Artium et Montehermoso présente l'exposition de « Nouveaux Commissaires »
2017-01-20

Sain Sébastien 2016, Artium et Montehermoso présente l'exposition de « Nouveaux Commissaires »

« …au moins un moyen provisoire de s'installer à un endroit » est le fruit du travail réalisé par les dix nouveaux commissaires participant au programme Nouveaux Commissaires de DSS2016EU.

L'exposition pourra être visitée du 20 janvier au 28 février au centre culturel Montehermoso de Vitoria-Gasteiz, sous l'égide d'Artium.

L'exposition présente 14 œuvres d'autant d'artistes locaux et internationaux, parmi lesquelles se trouvent des vidéos, des sculptures, des installations, des dessins et des livres.

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L'exposition « ...au moins un moyen provisoire de s'installer à un endroit » est le résultat du programme Nouveaux Commissaires, initiative de la Fondation Saint-Sébastien 2016, et a été organisée en collaboration avec Artium et Montehermoso (Vitoria-Gasteiz), Azkuna Zentro (Bilbao) et Tabakalera (Saint-Sébastien) pour soutenir la formation de nouveaux commissaires.

Après son passage par Azkuna Zentroa de Bilbao, la seconde partie de l'exposition atterrit au centre Montehermoso de Vitoria-Gasteiz sous l'égide d'Artium, avec de nouvelles œuvres et activités. L'exposition se sert de la métaphore du jardin comme un lieu de relations provisoires et multiples, et présente des travaux des artistes suivants : Emilio Araúxo, Pedro Barateiro, Zigor Barayazarra, Josu Bilbao, Lúa Coderch, Janice Kerbel, Irene Kopelman, Louisa Martin, Amaia Molinet, Eriz Moreno, Enrique Radigales, Rodríguez-Méndez, Eulàlia Rovira & Adrian Schindler et Tina Vukasović.

Ce sont au total 14 travaux d'artistes consacrés et précoces dont la plupart sont exposés pour la première fois au Pays Basque.

L'exposition comprend deux œuvres produites spécialement pour l'occasion, par l'artiste originaire de Bermeo, Josu Bilbao, et la Croate Tina Vukasović.

Cette exposition complète ainsi les expositions imaginées par les nouveaux commissaires pour le projet Nouveaux Commissaires. La première a eu lieu du 14 décembre au 22 janvier à Azkuna Zentroa de Bilbao et la seconde se prolongera jusqu'au 28 février à Montehermoso.


L'exposition

Le jardin apparaît ici comme une zone de contact provisoire qui invoque la différence : une exposition comme un jardin, un lieu de relations provisoires et multiples. Les œuvres contenues dans l'exposition offrent plusieurs entrées à l'idée du jardin :

Par exemple, dans la vidéo de Lúa Coderch, dont est tiré le titre de l'exposition, ce dont nous nous protégeons –la nature– est ce qui nous protège. Explorer l'habitabilité du territoire est également ce qui encourage le travail d'Amaia Molinet. De son côté, Louisa Martin invoque la multiplicité et la différence dans sa recherche autour de l'autisme. Et Irene Kopelman présente une série de dessins sur des mangroves, un monde liminal entre écosystèmes marins et terrestres.

Cette exposition mêle disparition, ruine, amour, mort, soins. Comme dans le projet de Rodríguez-Méndez, où la mère de l'artiste confectionne des costumes sur mesure du père, qui les emballe et envoie ensuite à son fils chaque mois. Des idées de soin et de disparition sont présentes dans le travail du philosophe, poète, ethnologue et traducteur Emilio Araúxo, qui note les mondes qui disparaissent comme celui de la paysannerie. Zigor Barayazarra combine le soin de la vie organique avec ce qui pourrait être des ruines faites en pain. Soin et disparition résonnent également sur le tapis funèbre de fleurs de Tina Vukasović.

Le potentiel de convivialité de la multiplicité du jardin ne suppose pas une image idéalisée de la nature. Ni le regard, ni le paysage ne sont innocents, comme nous le rappelle la projection de diapositives Paysage archivé d'Enrique Radigales. Ou le film d'Eulàlia Rovira et d'Adrian Schindler dédié aux monticules fabriqués par le pouvoir féodal pour dominer un territoire. Dans la vidéo de Pedro Barateiro, la taille d'un palmier et le son d'une manifestation contre l'austérité –juxtaposition nature-culture– façonnent l'actualité. De son côté, Eriz Moreno parcourt une autoroute impériale allemande partiellement abandonnée et recouverte par la nature.

Enfin, l'intervention murale de Josu Bilbao, continuité et intervalle en même temps, appelle à une idée de jardin en tant qu'interruption. Tout comme Janice Kerbel, dont l'œuvre inonde et interrompt l'espace chaque soir.


Nouveaux Commissaires

Le groupe de dix nouveaux commissaires participants a été sélectionné lors d'un appel à candidatures ouvert au début de l'année, parmi plus de 70 candidats provenant de différents lieux d'Europe. Le projet, qui prenait comme point de départ le paradigme associant la fonction du commissaire à celle du traducteur, a débouché sur le « jardin » comme figure poétique et organisationnelle grâce à une série de rencontres directes et une méthodologie de travail collective autour de la pratique du commissariat.

Les nouveaux commissaires qui ont participé au projet sont Valerio del Baglivo, Ángel Calvo Ulloa, Irati Irulegi, Laura Díez, Leyre Goikoetxea, Natasha Kadin, Pilar Cruz, Iker Fidalgo, Sonia Fernández Pan et Juan Luis Toboso. Ces derniers ont travaillé sous la coordination d'Aimar Arriola et sous la supervision des deux commissaires invitées, Tamara Díaz Bringas et Sabel Gavaldón.

Tous ont participé aux laboratoires réalisés dans les trois capitales basques et ont appliqué des méthodologies pour travailler de façon collective afin de dépasser l'association habituelle faite entre la fonction du commissariat et celle du traducteur. Un processus qui a débouché sur la figure du jardin comme un modèle possible pour penser la pratique du commissariat. Le jardin apparaît ici comme une zone de contact provisoire qui invoque la différence : une exposition comme un jardin, un lieu de relations provisoires et multiples.


Programme des activités


• Programmes éducatifs en collaboration avec Artium

Visites guidées

Jours : 5, 12 et 26 février (dimanches matin).
Langue : espagnol et basque
Ateliers pour les familles

Jours : samedis 11 et 25 février (Artium-Montehermoso)
Heure : de 17 h à 19 h
Âge : 5-12 ans
Ces ateliers proposent une visite de l'exposition « ... au moins un moyen provisoire de s'installer à un endroit » à Montehermoso, suivi d'un atelier à Artium. Le point de rencontre du groupe sera à Montehermoso à 17 h. Et après avoir vu l'exposition, les participants se rendront à un atelier à Artium. Le 11, l'atelier sera animé par l'artiste de l'exposition Amaia Molinet´´ et une éducatrice d'Artium.

• La nature et son tremblement
Jour : 4 mars
Heure : à déterminer

« La nature et son tremblement » est un mécanisme d'intervention spécifique au site, une promenade-visite au rythme de la réalité qui, à partir des outils du théâtre, du corps, de la pensée et du cinéma, vise à révéler en dévoilant une autre réalité, en éveillant chez le spectateur des possibilités de perception qui lui fassent regarder, déchiffrer et comprendre d'une autre manière, en l'invitant à entrer dans sa fantasmagorie.
La pièce consiste en une promenade à pied à déterminer dans chaque ville où les spectateurs perçoivent la réalité à travers leur observation et ce qu'ils écoutent à travers des casques.


Biographies :

Moare Danza, créé par un groupe de chorégraphes basques en 1992, est une structure de référence d'un travail permanent dans le domaine des arts vivants. Pendant des années, elle a réalisé un travail continu de recherche, de divulgation et d'enseignement de la danse, en se spécialisant dans la ligne de la Nouvelle Danse. Moare Danza travaille en collaboration avec différents professionnels de divers domaines artistiques et non artistiques pour chercher la signification du corps et du mouvement dans notre société.

Sociedad Doctor Alonso, dirigée par le metteur en scène Tomas Aragay et la danseuse et dramaturge Sofia Asencio, est une compagnie qui envisage chaque spectacle ou projet à partir de zéro, pour repenser le langage à chaque fois. Elle mêle des genres, formes d'art et types de gens différents qui créent leur propre manière d'habiter la scène. Ils aiment envisager la scène comme un lieu où le spectaculaire devrait être le moins spectaculaire possible, créant ainsi un déplacement dans la perception du spectateur.

• Suspendre le commissariat

19 janvier à 19 h. Zas Kultur (Correría 84, Gasteiz)

Comment suspendre l'action de commissariat pour la soumettre à observation ? Comment arrêter les inerties, les vices, les malentendus et les déséquilibres pour l'observer critiquement et repenser sa fonction ? À travers le dialogue entre Fito Rodríguez et Natxo Rodríguez, de leurs expériences en tant que collectif (Fundación RDZ) et de leurs propositions individuelles, l'objectif est d'examiner des situations, des cas et des projets concrets qui apportent des questions pour pouvoir repenser la tâche de commissariat. Envisager la possibilité de construire des espaces de dissentiment dans le centre même de l'engrenage de l'art ; offrir des procédures et des ressources aux processus alternatifs d'énonciation, de gestion, de diffusion culturelle ; s'inscrire dans les politiques culturelles comme une opportunité de résistance favorisant l'exploration de nouvelles subjectivités, ne sont que quelques manières de mener à bien cet arrêt avec attention. Dans un espace aussi significatif que ZAS et à travers un format clairement « exposé » (risqué ?), l'objectif de cette réunion est de favoriser des éléments pour le dialogue ouvert entre les participants.


Biographies

Arturo « Fito » Rodríguez Bornaetxea
Docteur pour l'Université du Pays Basque et professeur au Département de l'Art et de la Technologie de la Faculté des Beaux-Arts. Il appartient aux collectifs SEAC (1994 – 1998) et Fundación Rodríguez (1994 – 2012). Il a été commissaire de plusieurs projets dont :
« Beste Bat. Una mirada al rock radical vasco » (aux côtés de Miren Jaio), « Stand by: TV », « Panel de control: Interruptores críticos para una sociedad vigilada », « Spots electorales: el espectáculo de la democracia », « Jaime Davidovich : Morder la mano que te da de comer » et une partie du projet « Apología / Antología: Recorridos por el vídeo en el contexto español ». Il écrit régulièrement dans la presse spécialisée sur l'art et la culture contemporaine. Il a récemment publié : « Zutabeak, Microensayos sobre arte, cultura y sociedad », distribué par consonni.org.

Natxo Rodríguez Arkaute
Artiste et professeur au département d'Art et de Technologie (depuis 1999). Vice-doyen d'Extension universitaire de la Faculté des Beaux-Arts de l'Université du Pays Basque (2009-2017). Membre du collectif SEAC, Sélection d'Art de Concept, de 1994 jusqu'à sa dissolution en 1998, et du collectif Fundación Rodríguez de 1994 à 2012. Membre de l'Assemblée Amarika (2008-2011), Docteur en Beaux-Arts (2008) participant à différents projets de recherche, ainsi que membre du comité éditorial de plusieurs revues scientifiques.

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