2016-08-10

Saint Sébastien 2016 et l’Artium inaugurent l’exposition « 1989. Après les Pourparlers d'Alger. Délire et trêve »

Cette exposition, organisée par Carles Guerra dans le cadre du projet « Traité de Paix », présente les effets du terrorisme sur l'art entre 1987 et la « cessation définitive de l'activité armée » de l'ETA en 2011.

L'exposition pourra être vue jusqu'au 1er novembre à la Salle Nord de l'Artium à Vitoria-Gasteiz, puis elle sera déplacée à la Fundació Antoni Tàpies de Barcelone du 11 novembre au 15 janvier.

L'exposition sera inaugurée ce jeudi à 20h00. Avant, à 19h00, Carles Guerra donnera une conférence.

L'Artium, le Centre-Musée Basque d'Art Contemporain, et Saint Sébastien 2016, Capitale Européenne de la Culture, ont inauguré aujourd'hui l'exposition « 1989. Après les Pourparlers d'Alger. Délire et trêve ». Organisée par le directeur de la Fundació Antoni Tàpies, Carles Guerra, il s'agit d'un des sept cas d'étude qui soutiennent l'exposition centrale du projet Traité de Paix, le plus ambitieux du programme de Saint Sébastien 2016. Cette exposition est coproduite par l'Artium, la Fundació Antoni Tàpies et Saint Sébastien 2016.

D'après les propres paroles de Carles Guerra, « loin d'illustrer la violence avec les perspectives éthiques et politiques qu'elle a elle-même générées », cette exposition présente les effets du terrorisme sur l'art produit durant l'intervalle historique qui se situe entre les Conversations d'Alger (1987-1989) entre l'ETA et le Gouvernement d'Espagne et la « cessation définitive de l'activité armée » en 2011.

Guerra se concentre, dans cette exposition, sur l'altération de la signification des images et des objets comme conséquence de la violence soufferte durant cette période. Selon lui, « ce sont des objets et des images littéralement traversés par les événements, de sorte qu'ils perdent leur capacité à les illustrer ».

Pour cela, le commissaire a réuni plus d'une centaine d'œuvres d'art et autres documents et objets. Parmi les artistes représentés, il y a Jorge Oteiza, Antoni Tàpies, Joan Miró, Néstor Basterretxea, José Gutiérrez Solana, Luis Claramunt, Jeff Koons, Allan Sekula, Ibon Aranberri, Eduardo Nave, Jon Mikel Euba, Asier Pérez, Xavier Ribas et Iñaki Garmendia, entre autres. Cette exposition présente également un large choix de photographies de presse de photographes tels que Manel Armengol, Jon Urbe ou Jon Herraez, entre autres, ainsi que des documents de diverses natures, parmi lesquels certains sont liés à des artistes tels que Jorge Oteiza de la Fondation Sancho el Sabio ou des exemplaires du magazine Zutik.

De même, Guerra a recueilli différentes objets tels qu'une cassette datée de 1976, avec à l'extérieur une note ajoutée à l'Archive-bibliothèque des pères bénédictins de Lazkao où elle se trouve. L'inscription précise qu'il s'agit d'un enregistrement réalisé par un commando de l'ETA, mais que les premières minutes présentent un long silence pour, si la cassette tombait dans les mains de la police, qu'elle ressemble à une cassette vierge sans aucun contenu. De la même manière, il sera possible de voir la clé USB reçue le 20 octobre 2011 à la rédaction du journal Berria, qui contient l'annonce de la cessation définitive de l'activité armée de l'ETA, publiée le lendemain par le même journal.

L'exposition pourra être vue jusqu'au 1er novembre à l'Artium de Vitoria-Gasteiz, puis elle sera déplacée à la Fundació Antoni Tàpies de Barcelone du 11 novembre au 15 janvier.

L'exposition sera inaugurée ce jeudi à 20h00. Avant, à 19h00, Carles Guerra donnera une conférence. De leur côté, les Amis du Musée pourront assister à une visite guidée par le commissaire à 18h30. Durant le week-end (vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 d'août), pour l'accès aux expositions, sera appliqué le tarif « Tú decides » pour les Amis de l'Artium.

1989. Après les Pourparlers d'Alger. Délire et trêve est complété par un cycle de quatre films sélectionnés par l'historien de cinéma Luis E. Parés. Les films seront présentés entre le mois de septembre et le mois d'octobre.

Traité de paix

Traité de paix est un des projets les plus ambitieux de Saint Sébastien 2016. Il se déploie sur différents points du territoire pour former un parcours autour des représentations de la paix dans l'histoire de l'art, de la culture et du droit. Il compte sur le parrainage général de Telefónica et comprend une exposition centrale qui a lieu au centre culturel Koldo Mitxelena et au Musée San Telmo jusqu'au 2 octobre, sept expositions sur des faits historiques —cas d'étude—, une étude monographique sur José María Sert, ainsi que sept productions contemporaines appelées « Périphérie » d'artistes internationaux.

Le commissaire général de Traité de Paix est Pedro G. Romero et Santiago Eraso est à l'origine de cette idée.

Carles Guerra

Carles Guerra est directeur de la Fundació Antoni Tàpies (Barcelone). Avant, il dirigeait La Virreina Centre de la Imatge (Barcelone) et fut conservateur en chef au Musée d'Art Contemporain de Barcelone, MACBA. Sa carrière s'est développée dans le domaine de la pratique de l'art, de l'éducation, de la critique et du commissariat, ainsi que dans l'enseignement. Parmi de nombreux autres projets, il a été commissaire de « Antifotoperiodismo » (La Virreina Centre de la Imatge) et « 1979. Un monumento a instantes radicales » (La Virreina Centre de la Imatge). Il a été membre du comité de rédaction du supplément de Cultura/s publié par le journal La Vanguardia. En 2010, il lui a été décerné le prix Premi Ciutat de Barcelone.

En ce moment à l'Artium
« 1989. Après les Pourparlers d'Alger. Délire et trêve » (Projet Traité de Paix, DSS2016). Jusqu'au 1er novembre 2016.
« La trampa en la sonrisa » (« La piège dans le sourire »). Collection Artium. Jusqu'au 1er novembre 2016
« El hombre que ríe » (« L'homme qui rit »). Iñigo Royo. Jusqu'au 16 octobre 2016
« El fuego de la visión » (« Le feu de la vision »). Marina Núñez. Jusqu'au 1er novembre 2016
« Muro de maravillas » (« Mur de merveilles »). Exposition éducative. Jusqu'au 1er novembre 2016
« El deporte visto desde el arte » (« Le sport vu de l'art ») Exposition bibliographique. Jusqu'au 29 octobre 2016

Horaires du centre-musée
Mardi à vendredi : 11h00 à 14h00 et 17h00 à 20h00.
Samedi, dimanche et jours fériés : 11h00 à 20h00 (sans coupure).
Lundi non férié : fermé
Tarif général : 6 €
Tarif Tú Decides * :
Tous les mercredis de l'année :
Week-end après l'inauguration d'une exposition
Étudiants, chômeurs, retraités et moins de 14 ans
* Tarif Tú decides : vous décidez si vous payez et combien. Les contributions réalisées seront utilisées pour le développement de programmes et le soutien du centre-musée.
Bon annuel : 10 €
Il permet la visite des expositions durant toute une année à partir de la date d'achat.
Horaires de la Bibliothèque et du Centre de Documentation :
Lundi à vendredi : 11h00 à 14h00 et 16h00 à 19h30.
Samedi : 10h00 à 14h00 (Samedis d'août : fermé)
Dimanche : fermé
Entrée libre

 Images  ici.  

 

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