2016-10-27

Forsythe et Ikeda participent à Saint-Sébastien 2016 avec leurs installations respectives

Jone San Martin clôture sa carte blanche avec deux artistes de renommée internationale : le chorégraphe américain William Forsythe et le compositeur de musique électronique japonais Ryoji Ikeda.

Les deux travaux incitent le public à se concentrer sur le mouvement de leur corps dans l’espace.

Les installations sont ouvertes aujourd’hui jusqu’au 27 novembre, à l’Espace 1 de Tabakalera.

Pour clôturer la proposition artistique conçue par la danseuse et chorégraphe Jone San Martin pour Saint-Sébastien 2016, Tabakalera accueillera pendant un mois les installations respectives de deux figures internationales du monde de la danse et de la musique : William Forsythe et Ryoji Ikeda. C’est la première fois que les deux artistes, qui ont déjà collaboré à plusieurs occasions par le passé, exposent en même temps, à l’occasion de la Capitale Européenne de la Culture.

Chacun des deux entrepôts confrontés de l’Espace 1 de Tabakalera accueillera une installation : A est le nom de celle d’Ikeda, artiste sonore et visuel japonais de renom, et Nowhere and Everywhere at the Same Time est le titre donné à celle de Forsythe, l’un des chorégraphes les plus importants et influents de notre époque. Les deux travaux invitent le public à interagir avec l’espace et, peut-être, de manière inconsciente, à créer une chorégraphie en se déplaçant dans les salles et en interagissant avec les ondes sonores superposées de l’espace de A, ou avec les 444 pendules qui pendront du plafond de l’installation du chorégraphe américain.

Ces installations, qui seront ouvertes jusqu’au 27 novembre, et qui bénéficient du parrainage du Goethe Institut, constituent la cinquième et dernière contribution de Jone San Martin à Saint-Sébastien 2016. Avec sa proposition, la danseuse, originaire de Saint-Sébastien, a voulu présenter dans sa ville natale une exposition des influences qui l’ont inspirée tout au long de sa carrière internationale.


William Forsythe: Nowhere and Everywhere at the Same Time No. 4

Nowhere and Everywhere at the Same Time est une installation créée à l’origine avec quarante pendules dans un bâtiment abandonné de l'historique High Line de New York pour un seul danseur. Depuis, l’installation a été en perpétuel développement dans des contextes aussi différents que l’espace industriel monumental de la Salle des Turbines du musée londonien Tate Modern ou le cadre historique militaire offert par l’espace Arsenale de la Biennale de Venise. Tabakalera accueillera la quatrième édition de l'installation : une grande collection de pendules qui ne doivent pas être touchés mais qui pourraient l’être. Au total, 444 pendules oscillants pendront du plafond de la salle.

Cette édition préserve et privilégie deux points d'intérêt centraux dans l’œuvre de Forsythe : le contrepoint et les capacités chorégraphiques inconscientes générées en raison des situations chorégraphiques. Les visiteurs sont libres de déambuler entre les pendules oscillants et imprévisibles qui forment l’installation ; même si on leur demande d’essayer de ne pas y toucher. Cet effort met automatiquement en marche et en alerte les capacités prédictives des visiteurs, en créant des chorégraphies animées résultant des mouvements intrinsèques qu'ils doivent faire pour éviter les objets oscillants.

William Forsythe (New York, États-Unis, 1955), est reconnu comme l’un des chorégraphes les plus importants au monde. Alors qu’au début de sa carrière, il s’est fait connaître pour avoir mené le ballet de son répertoire classique habituel à une forme d'art dynamique plus caractéristique du XXIème siècle, ses travaux les plus récents se sont caractérisés par l’exploration des possibilités scéniques de la danse et par des recherches sur la chorégraphie comme principe fondamental d’organisation.

 

Ryoji Ikeda: A

Le titre de l’installation sonore de Ryoji Ikeda, A, fait référence à la nomenclature anglo-saxonne de la note de musique « la », utilisée comme tonalité de diapason ou norme pour l’accord des instruments de musique. Cependant, cette norme a varié au cours de l'histoire, de l’époque de Bach à sa définition par l’ISO (Organisation internationale de normalisation), dans les années 1970, qui a attribué une fréquence de 440 Hz pour la tonalité de diapason. Par exemple, la tonalité du diapason de Händel, de 1751, est de 422,5 Hz, tandis que le diapason utilisé par Steinway & Sons pour accorder des pianos à Londres en 1879 correspondait à 454,7 Hz.

Ikeda a élaboré une composition de huit heures que l’on pourra écouter à travers les quatre haut-parleurs installés dans la salle, qui émettront en simultané et dans différentes fréquences la note de musique « la ». En se superposant, les différentes fréquences génèreront dans la salle une série d’interférences invisibles que les visiteurs pourront sentir dans leurs oreilles sous forme de vibrations. Le son résonnera de façon variable selon les mouvements des personnes présentes dans la salle.

Le célèbre compositeur de musique électronique et artiste visuel Ryoji Ikeda (Gifu, Japon, 1966) portera son attention sur les caractéristiques essentielles du son en soi et sur les caractéristiques visuelles telles que la lumière, aussi bien à travers la précision mathématique que l’esthétique mathématique. Ikeda jouit d'une grande renommée car il est l’un des rares artistes internationaux à travailler avec crédibilité aussi bien sur des matériaux visuels que sonores. Ikeda dispose minutieusement du son, des images, des matériaux, des phénomènes physiques et des notions mathématiques dans des performances d'immersion en direct et des installations.

 

Informations pratiques

William Forsythe: Nowhere and Everywhere at the Same Time - Ryoji Ikeda: A
26 octobre – 27 novembre | Tabakalera, Espace 1

Du mardi au jeudi : 12h00 - 20h00
Vendredi : 12h00 - 21h00
Samedi : 10h00 - 21h00
Dimanche et jours fériés : 10h00 - 20h00
Fermé le lundi


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